En guise de conclusion … provisoire

En termes de perspectives, nous évoquerons les trois points centraux identifiés par l’équipe pédagogique de l’école Michel Welter. Ces enseignants ont cerné les axes importants leur permettant de garder un cap pédagogique :

  • réfléchir et préparer ensemble des activités qui font apprendre tous les                    enfants
  • élaborer des interactions qui permettent la coresponsabilité
  • clarifier les enjeux pédagogiques et identifier les raisons d’un                                   changement

Ils résument en très peu de mots une réalité complexe composée de relations humaines, de choix pédagogiques, politiques, philosophiques et de réflexions sur ses propres pratiques.

Nous y ajoutons la question posée par Chalmel « Comment se percevoir en tant que pédagogue? » Car, d’après l’auteur, les quatre niveaux de contraintes vont faire apparaître des modes de gestion différentes.  Quatre verbes nous viennent à l’esprit au regard des quatre quadrants, quatre verbes évoqués en termes de perspectives : rencontrer, humaniser, s’émanciper et se construire.

Ne pourrait-on par y voir là les ingrédients de ce que nous pourrions nommer bonheur pédagogique ? Le pédagogue pourrait-il prétendre au bonheur pédagogique lui permettant de se situer et s’orienter dans notre société? Cela pourrait être une condition pour que, découvrant le sens de la vie, et s’enracinant dans le temps et dans l’espace, il puisse donner un sens à son métier en s’impliquant dans le monde et à l’époque où il lui est donné de vivre, ce projet s’inscrivant dans une perspective plus globale de rencontre éducative. (Guillaume, Manil, Sept facilitateurs à l’apprentissage, à paraitre)

Pour terminer, nous emprunterons encore à Chalmel une de ses idées : en particulier, créer des idées pédagogiques revient à réunir, au moins dans le discours, les conditions qui rendent possible leur traduction en actes éducatifs.  Investir lespace pédagogique, à lintersection du monde des idées et de celui des réalités pratiques, revient alors à accepter les règles d’un double interrogation: le pédagogue questionne et se questionne (p 122).